Le barrage de Caramany




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Situation et accès

Contrairement à son nom commun le barrage de Caramany se trouve sur la commune de Cassagnes, à l'Est du lac. Il est en plein Fenouillèdes. Pour aller sur place il faut prendre la route de Foix ou celle de Prades, au choix, et tourner vers Bélesta. On atteint le lac de là.


Coordonnées GPS : 42.7344444 N, 2.587222 E.


De quoi s'agit-il ?

Le département des Pyrénées-Orientales possède sur son territoire trois fleuves côtiers, le plus septentrional est l'Agly, qui prend sa source dans l'Aude. C'est un fleuve très calme qui serpente peu à travers le Fenouillèdes Il a un débit faible (4mE par seconde), et en été il n'est pas rare de le voir complètement à sec peu avant son embouchure. Mais comme tous ces fleuves côtiers, il suffit parfois d'un orage violent pour que le débit monte d'un coup, considérablement, et il était fréquent que les villages en aval de l'Agly soient inondés. Pour éviter ça, le Conseil Général des Pyrénes-Orientales a construit un immense barrage. L'inauguration a lieu le 18 novembre 1994.

Le barrage sur l'Agly

Le barrage sur l'Agly


Son appelation

Son appelation officielle est "Barrage sur l'Agly", mais il est communément appelé "Barrage de Caramany". En fait c'est une appelation partiellement erronée puisque le barrage lui-même est sur le territoire de Cassagnes. si on l'appelle ainsi, c'est que le lac qu'il a formé est à 90% sur le territoire de Caramany.


Le barrage

Le site choisi pour la construction du barrage est la vallée de l'Agly au niveau de Caramany. Le barrage proprement dit est exactement sur le territoire de la commune de Cassagnes, le lac, lui, est à cheval sur les communes de Cassagnes, Caramany, Ansignan et Trilla. (Essentiellement Caramany) Il contient 30 millions de mètres cube d'eau (25 millions pour celui de Vinça).Le barrage est composé de deux éléments :

  • Une digue
  • Un écrêteur

La digue est dite "En enrochement à étanchéité centrale". C'est un énorme bloc de béton assurant l'étanchéité, le bloc recouvert de roches et de remblais. La digue fait 57 mètres de haut et 250 mètres de large, au sommet. L'écrêteur est double, il s'agit de deux coursiers capables d'évacuer pour le premier 980 mètres cubes par seconde et pour le second, destiné aux crues centennales, 2000 mètres cubes par seconde. L'ensemble a nécessité 51 000 m3 de béton armé, 15 000 de béton non armé, 12 000 m2 de béton projeté dont 75% de tout ça rien que pour l'écrêteur, de loin l'élément le plus massif. Pour le reste, 5 000 m3 pour la tour de prise et de vidange, 3 200 m3 pour l'ouvrage de restitution aval et micro centrale, 1 300 m3 pour la galerie de dérivation et 2 500 m3 pour la partie de la fosse de dissipation.


Fonctionnement

Du 1er juin au 30 juin il entre dans sa phase de remplissage. Du 1er juillet au 30 septembre, c'est le déstockage et du 1er octobre au 31 mars il est quasiment vide, prêt pour l'écrêtement d'éventuelles crues.


Les travaux

Le premier coup de pioche est donné officiellement le 23 décembre 1988 au pied du village de Caramany. Ils consistent tout d'abord à construire l'infrastructure qui permettra aux engins de chantier d'accéder au site. En 1989 on construisit donc la nouvelle Départementale 9 depuis le "pont rose" de Caramany jusqu'à l'actuelle intersection pour l'accès au site. Puis d'octobre 1989 à juillet 1990, c'est au tour de l'élargissement de la D9 entre le site du barrage et l'intersection de la D117 au mas Camps. Enfin, à partir d'avril 1990, rétablissement routier de 5,6km pour remplacer l'ancienne route qui descend d'ansignan sur la rive droite de l'Agly. Cette route sera submergée et nécessitera la construction de deux ouvrages : Un pont à la sortie d'Ansignan et le viaduc de Caramany pour remplacer le "pont rose".

A partir de 1989 commence le déboisement autour de l'Agly, la création des chemins d'accès au chantier puis le décapage des flancs de la montagne, à l'endroit d'implantation du barrage. Les travaux débutent concrètement en septembre 1991 par le percement de la galerie de dérivation et de la tour de prise. En novembre, début de la phase de terrassement qui durera jusqu'en août 1993. A lui seul, l'écrêteur a nécessité l'extraction de 1,7 millions de mètres cubes de roches et de terres. 1 million de mètres cubes seront utilisés pour les remblais de la digue.

En 1992 eut lieu le basculement des eaux pour pouvoir faire les fondations du barrage. Celles-ci ont débuté en octobre. De Janvier 1993 à Juillet 1993 eut lieu la montée des remblais de la digue. L'inauguration eut lieu l'année suivante, le 18 novembre 1994. La montée des eaux se fera progressivement en submergeant petit à petit les terres.


Rôle annexe du barrage

Le barrage sur l'Agly

Le barrage sur l'Agly

Le barrage a été construit pour réguler les crues de l'Agly, mais il a d'autres fonctions qui lui ont été trouvé par la suite. Tout d'abord il a un rôle hydraulique évident. C'est la plus grande réserve d'eau du département, et en tant que tel elle est utilisée pour l'irrigation des cultures locales. Le barrage permet aussi une bonne régulation du débit du fleuve, il offre donc un approvisionnement en eau constant pour la plaine du Roussillon, qui elle aussi en profite pour l'irrigation des cultures maraîchères.

Autre rôle, le lac est une base de loisirs. Si la base de loisirs complète n'est pas encore construite (en 2018), les touristes comme les habitants peuvent s'en servir pour naviguer, y compris avec des bateaux à moteur, c'est autorisé. Le lac est aussi une zone de pêche réputée, il est particulièrement poissonneux, on y trouve des gardons, des silures, des brochets, des perches. C'est un lac de 2e catégorie où la pêche en bateau à moteur est autorisée, ainsi que la pêche de nuit (pour la carpe seulement). Renseignez-vous quand même à l'office de la fédération de pêche pour avoir les dernières règlementations, ces informations peuvent évoluer. A noter que le lac possède 5 points de mise à l'eau pour les bâteaux. Pratique.

Le lac est aussi utilisé pour la lutte contre les incendies, c'est une réserve d'eau pour les pompiers qui viennent remplir leurs cuves mais surtout, de façon plus spectaculaire, pour les canadairs qui y écopent.


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