Ermitage Notre Dame de Vie de Villefranche




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Situation et accès

L'ermitage l'ermitage St Pierre, devenu au XVIIIe siècle ermitage Notre Dame de Vie, est une petite chapelle située sur la falaise à l'Ouest de Villefranche-de-Conflent. Officiellement sur la commune de Fuilla, on l'a connait mieux sous le nom de "Notre Dame de Vie de Villefranche".

Pour s'y rendre, au départ de Villefranche, il faut prendre un petit chemin qui part à droite juste après le premier pont qui franchit la Têt, après Villefranche, en direction de l'Andorre. Il y a un oratoire qui marque l'entrée du chemin. Après, il faut grimper !


Coordonnées GPS : 42.58583 N, 2.36 E.


De quoi s'agit-il ?

Second ermitage nommé Notre Dame de Vie (avec celui d'Argelès-sur-Mer), ce lieu religieux se trouve à Villefranche-de-Conflent, dans le Conflent. Plus exactement, dans la montagne au-dessus de la ville. Il s'agit d'un édifice roman en très bon état, disposant d'une très belle façade en pierres calcaires. Son portail et ses autres ouvertures sont renforcés par des pierres de taille et un tympan - symbolique - a été construit au-dessus de la porte d'entrée. L'église dispose d'un clocher-mur à deux arcs dépourvus de cloches, hélas. De là-haut la vue est splendide, il faut bien le dire.

Cet ermitage est désormais un lieu de culte, on y célèbre la Vierge Marie lors d'applechs (Il s'agit de cérémonies dont la célébration dure la journée, c'est un moyen de se retrouver en communauté. Si cette tradition s'est largement perdue dans le temps, elle perdure quand même dans quelques villages, quelques lieux, ce qui est le cas à Notre Dame de Vie.

Monter là-haut n'est pas forcément aisé, mais c'est un bon but de promenade et surtout ça vous permettra d'admirer un superbe paysage sur les montagnes du Conflent. A elle seule, la vue mérite bien une telle randonnée.


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Histoire

Cette église apparaît dans les textes en 1040, puis en 1060 (Sanctus Petrus de Rocha, c'est à dire St Pierre de la Roche) en tant qu'ermitage. A cette époque, les ermites étaient des moines désirant s'isoler du monde pour mieux approcher la perfection spirituelle. Deux siècles avant eux les premiers ermites avaient "inaugurés" cette pratique près de St Michel de Cuxa, mais dans des cabanes.

Cette église réapparaît en 1225 sous le nom de Prioratus Sancti Petri de Ruppe, c'est à dire Prieuré St Pierre de Ruppe. Ça signifie qu'entre temps l'ermitage a disparu au profit d'une vie en collectivité. Ce prieuré, à l'instar de St Jacques de Calaons par exemple, va disparaître lui aussi. Au XVIIe siècle, il était abandonné et oublié.

Mais le XVIIe siècle correspond avec l'essor de l'érémitisme. Chaque village veut son propre ermite car sa fonction a entre temps évolué : De moine isolé, l'ermite devient un membre de la société catalane à part entière. La population locale le considère comme le détenteur de la connaissance, de la sagesse, de la justice. Sa parole est reconnue, il devient une référence que l'on va consulter pour résoudre un problème ou prendre des conseils. L'ermite est toujours isolé mais beaucoup plus accessible, il devient quêteur : Il se déplace de village en village pour assurer le train de vie de son ermitage, qui accueille les voyageurs.

St Pierre de la Roca est restauré en 1627. En 1688 il est cité Hermita de Sant Pere de la Roca. Les ermites se succèdent jusqu'en 1752, année où est installé l'autel Notre Dame de Vie. C'est à partir de cette date qu'il changera de nom.

Arrive la révolution française. La population reste très attachée à son ermite, mais les lois anti-cléricales votées en 1790 ordonnent leur fermeture car il ne s'agit pas de siège de paroisses. La plupart des ermitages du Roussillon disparaîtront à ce moment, mais certains pourront rouvrir quelques années plus tard. C'est le cas de Notre Dame de Vie, qui est restauré en 1854 et rouvert au culte l'année même.

Le dernier ermite quittera ses fonctions au début du XXe siècle. L'ermitage sera restauré une autre fois en 1993.




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