Fort Libéria




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Situation et accès

Le Fort Libéria se trouve sur les hauteurs de Villefranche de Conflent. C'est simple, lorsque vous serez dans ce village, levez la tête, il est au-dessus de vous !


Coordonnées GPS : 42.58994827 N, 2.36451767 E.


De quoi s'agit-il ?

Le fort Libéria est une construction militaire construite au XVIIe siècle pour défendre la ville de Villefranche-de-Conflent. Il a été bâti sur la colline la surplombant. De nos jours on peut la visiter, c'est même très instructif. La cour du château fait restaurant, on y mange de la nourriture simple et bonne. L'été, à l'ombre des muriers-platanes, c'est même un vrai plaisir que de trainailler une partie de l'après-midi.

Pour monter là haut il y a 3 façons de faire. Soit vous y aller à pieds, en suivant la route. C'est un peu pénible, ça grimpe quand même bien. Soit vous prenez la navette, c'est un mini-bus qui fait le trajet pour vous. Voyez au parking comment la prendre, c'est assez souple. (Horaires, tarifs). Soit vous prenez les escaliers. Et oui, il y a des escaliers pour monter, mais attention, les marches se comptent en centaines ! Par contre, si il faut quand même un peu sportif pour les monter, vous pouvez les descendre, c'est moins fatiguant et c'est tout aussi intéressant : C'est un escalier intérieur, creusé dans la roche, il passe par des salles ouvertes sur l'extérieur permettant de voir la ville de haut. C'est très original.


Architecture

Le fort est construit sur une pente raide, à flanc de montagne. Il comporte trois niveaux, dont un quart a été ajouté ultérieurement à l'extrémité inférieure. La partie supérieure du fort est séparée du reste par un profond fossé équipé d'une galerie de contre-escarpe. Il faut noter l'absence de glacis, dû au relief trop escarpé (Vauban avait l'habitude de protéger ses forts par un glacis)

Le fort Libéria a hébergé une garnison allant jusqu'à 100 hommes, plus les officiers. Il contenait tout ce qu'il faut pour être autonome. Question armement, il était équipé de deux canons de douze livres, deux de huit livres et 6 de quatre livres, chacun équipé de 200 projectiles. Le magasin du fort contenait pour douze milles livres de poudre, ce qui lui donnait une bonne autonomie pour les canons mais aussi pour les armes à feu (pistolet et mousquet) des hommes.

Une prison pour dame y fut aménagé. Parmi les célébrités, citons Inès de Llar, celle qui fit échouer le complot contre les français lors de la conspiration de Villefranche.


Les pièces du fort

Le texte ci-dessous est affiché dans le fort, à côté de la pièce de 4 exposée dans la cour principale.

Les pièces de la place sont des canons qui équipent les forts ou les citadelles pour leur défense contre des attaques directes ou des sièges. Mais avant tout; ils sont là pour interdire par leur tir partant du fort où ils se trouvent, le passage de l'ennemi; lui interdisant l'accès à une ville ou une région.

Cette pièce de 4 est la reproduction d'un canon du Second Empire, modèle 1858; sa portée est de 4000 mètres environ; son affut métallique est de type marine, très souple et bien adapté pour l'emploi dans les forteresses. L'intérêt de ce matériel est l'abaissement du centre de gravité de la masse totale assurant une plus grande stabilité lors du tir ainsi que sa maniabilité à l'intérieur des fortifications, ne demandant qu'un minimum d'aménagements pour son installation. On retrouvera encore cet ensemble au siège de Paris en 1870. L'affut métallique était déjà employé au XVIIIe siècle, tant sur mer que sur terre par l'artillerie, permettant en plus de sa solidité un gain de temps de fabrication.


Plan

Plan du fort Libéria

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Histoire

L'histoire de ce fort commence au milieu du XVIIe siècle, alors que le Roussillon devient français définitivement (signature du traité des Pyrénées en 1659) Après une période de latence, le jeune roi Louis XIV engage une vagues de renforcement à vocation défensive sur l'ensemble des frontières, et dans l'actuel département des Pyrénées-Orientales plus précisément en ce qui concerne la défense vis à vis de l'Espagne. Il chargea son architecte en chef Vauban de voir ce qu'il y avait à faire, et ce dernier constata avec étonnement que la place forte de Villefranche-de-Conflent était aisément prenable. Il entreprit donc la construction d'un fort sécurisant la ville, sur ses hauteurs.

Ce fort fut donc construit entre 1681 et 1683, puis doté d'une petite garnison et de quelques pièces d'artillerie. Malheureusement, leur nombre était largement insuffisant et il fallu recourir à une astuce pour ne pas informer l'ennemi du manque de puissance de feu : On fit installer des volets aux fenêtres, ce qui permettaient aux défenseurs déplacer rapidement les canons d'une fenêtre à l'autre, faisant croire qu'il y en avait beaucoup plus. Ce petit stratagème ne fut toutefois jamais réellement mis en place car le fort n'a jamais eu à subir ni attaque, ni siège.

Fortifié sous Napoléon III entre 1850 et 1856, il fut abandonné au XIXe siècle, puis déclassé et racheté par un particulier qui en fit... une maison de retraite pour marins. Idée saugrenue qui n'abouti à rien tant le lieu était inaccessible à des personnes âgées et éloignés de la mer. Il fut ensuite récupéré par une association qui le remis en état avant de le céder à une collectivité territoriale, son actuelle propriétaire.

Pour y accéder rien de tel qu'un peu de sport. L'escalier souterrain fait 734 marches, soit à peu près autant que sur la Tour Eiffel. Si vous préférez prendre la navette, bon voyage, le chemin escarpé borde le ravin à de nombreuses reprises. Tout une aventure !




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