Aéroport de Perpignan




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Situation et accès

L'aéroport de Perpignan-Rivesaltes est situé au Nord-Ouest de Perpignan, à approximativement 10Kms du centre. Comme tous les aéroports de France il est assez bien indiqué, les panneaux indicateurs sont légions. Son accès se fait généralement par la route Nationale (enfin, ex-nationale, maintenant on dit départementale) Perpignan-Narbonne, mais il y a une autre route, plus petite, qui mène à Peyrestortes.

En pratique cet aéroport est sur la commune de Rivesaltes, d'où son nom.


Coordonnées GPS : 42.74088599 N, 2.86859206 E.


De quoi s'agit-il ?

L'aéroport de Perpignan est un équipement de transport important de la région, la ville est au plus loin de la capitale et ce mode de transport à plus de valeur ici que dans des villes du Nord de la France. Toutefois, pour une ville de plus de 100 000 habitants, son aéroport n'est pas si grand que ça, la faute au manque de liaisons internationales car du point de vue national, seul la liaison Perpignan-Paris est vraiment rentable.

L'aéroport dispose des services de base pour les voyageurs, vous y trouverez comme partout ailleurs les restaurants / bars / parkings de tout aéroports français, mais aussi les services de location de véhicules et des taxis. Par contre il ne faut pas s'attendre à un grand aéroport avec de nombreuses boutiques, à Perpignan, tout est réduit au strict minimum. Bonne nouvelle toutefois, le terminal unique a complètement été refait en 2016, il est donc récent, moderne.


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Histoire

L'histoire de l'aéroport de Perpignan commence dès le début du XXe siècle, au tout début de l'aviation.

Nous sommes en 1910. Cette année-là, l'Indépendant, le journal local, commence à rendre compte de plus en plus souvent des exploits de ces "merveilleux fous volants" et de leurs "drôles de machines". Comme un peu partout en France, la ville de Perpignan organisait de temps à autres des meetings aériens pour le plus grand plaisir des habitants. Mais à partir de 1919 des voix se sont élevées pour protester contre l'absence de "haltes aériennes", comme on disait à l'époque, aux pieds de la chaîne des Pyrénées. En ce temps il était obligatoire pour les avions de faire des arrêts fréquents, surtout près d'obstacles naturels si imposants. C'est donc cette année 1910 que le projet de construction d'un aérodrome vit le jour. Quatre sites ont tour à tour été étudiés.

  • à Canet-en-Roussillon, au nord de l'étang
  • au nord-ouest d'Argelès-sur-mer
  • au champ de Mars, au sud de Perpignan (zone désertique à l'époque)
  • au nord de Perpignan, près d'un torrent nommé "La Llabanère"

Les deux premières solutions furent rapidement écartées pour cause d'exigüité du terrain proposé, sans compter l'éloignement, pour Argelès. Le champ de Mars était une option intéressante mais le choix s'est toutefois porté sur la quatrième option. Les travaux durèrent 4 ans et le 13 mai 1923 eut lieu l'inauguration de l'aérodrome, inauguration organisée par Mr Ronseiraill autour de 20 000 personnes. A l'époque, il s'agissait de 5 bâtiments distincts placés sur un terrain de 36 hectares seulement. Il y avait un bâtiment pour la direction, un pour le poste radio électrique, un pour la cave à essence, un autre pour la cave à artifice et le dernier pour la conciergerie. En 1924, un 6e bâtiment fut construit : le centre de météorologie et un balisage nocturne suivit dans la foulée : un phare de 40 Kms de portée balayait le ciel du Roussillon la nuit.

En 1932, l'aérodrome se porta acquéreur de 10 hectares supplémentaires et on construisit un bar pour éviter aux voyageurs d'avoir à faire le trajet jusqu'en ville pour se désaltérer. En 1936, l'aérodrome connut une activité dense, surtout pendant l'été : la guerre civile en Espagne provoqua un grand flux de réfugiés d'Espagne vers la France, tandis qu'un autre flux de journalistes partait de France vers nos voisins du Sud. Les avions utilisés étaient des Latécoère 28 de la compagnie Air France. En 1938, le terrain fut à nouveau agrandie par l'acquisition de 22 hectares supplémentaires en direction du Sud-Est, mais c'est en 1939 que les évènements se précipitèrent.

Tout d'abord, la première école de pilotage de la région vint s'installer à Perpignan, l'école N°49. En 1940, la guerre fit venir les étrangers. Durant l'hiver, c'est le 114e bomber squadron de la Royal Air Force qui arrive, mais pour repartir le 10 mai suivant à sa base d'origine, Vraux (près de Reims). Le 12 novembre 1942, un détachement de la Luftwaffe prends le commandement de l'aérodrome. Une protection anti-aérienne est installée dont le centre névralgique était un bunker construit pour l'occasion dans l'axe de la piste, sur la colline de Peyrestortes. Ce bunker existe toujours.

Après la libération, ce fut le boom du domaine aérien. Plusieurs compagnies virent le jour, desservant le Maghreb (Perpignan-Alger, Oran, Oujda, Casablanca, Fes, Meknès, etc.) Ce fut l'époque des avions bleus par exemple. En 1948, plus exactement le 31 mars, un rapport parut demandant le classement de l'aérodrome de Perpignan en classe B, ce qui correspondait au classement normal d'un aérodrome d'une ville comme Perpignan. Or pour ça il fallait construire une deuxième piste et revoir les infrastructures. Des débats eurent lieux, ils opposèrent d'une part les partisans de faire les modifications coûteuses demandées, d'autre part de créer un nouvel aérodrome sur un terrain plus grand à St Hippolyte et d'utiliser La Llabanère comme aérodrome de classe D (faisant office de 2e piste). Mais ce projet ne fut pas conduit à cause de la distance trop grande du terrain envisagé avec Perpignan.

La deuxième piste fut donc construite à côté de celle existante déjà, elle est d'ailleurs finie en 1949. Le hic, c'est que les travaux de la déviation de la nationale n'étaient pas terminés, eux, et donc pendant encore trois ans, le trafic routier était arrêté par une barrière à niveau à chaque décollage ou atterrissage !

Le terminal

Le terminal

Le 24 janvier 1951, un arrêté autorise la circulation aérienne aux avions de plus de 4 tonnes, sauf ceux à réaction. C'est la même année que l'aérodrome fut pris en charge par la CCI, comme c'est désormais le cas partout en France. Cette période voit la mort des petites compagnies, peu à peu absorbées par Air France ou disparaissant. Il faut dire que les progrès techniques imposaient de moins en moins aux avions à faire escale, les voyageurs pouvant faire Paris-Alger sans passer par Perpignan. Le 4 mai 1956 commencent les travaux sur la grande piste qui sera rallongée successivement en 1963, 1974 et 1991 pour permettre aux gros porteurs actuels de faire escale à Perpignan.

En 1963 l'aérogare fut détruit pour être remplacé par un aérogare plus moderne et surtout plus vaste. L'inauguration eu lieu le 18 avril 1964 (pour la 1ere tranche des travaux) et le 22 juillet 1965 (pour la 2e tranche). Enfin le 25 février 1964 fut la date de la consécration : Perpignan-Rivesaltes fut classé aéroport international, 5e plus grand de France.

Par la suite, la démographie descendante de Perpignan et la prise d'importance d'autres villes ont rendu notre aéroport plus petit, mais également plus "à taille humaine". Les années 2000 ont vu arriver les compagnies low-cost qui se partagent des destinations européennes permettant aux habitants du bassin Béziers-Carcassonne-Gérone de partir à un coût raisonnable vers ces pays. A noter qu'en parallèle, ces 3 villes de moyennes importances ont vu arriver sur leurs propres aéroports ces mêmes compagnies aériennes low-costs, multipliant les destinations.

La dernière rénovation de l'aérogare date de 2016, elle s'était un peu fait attendre mais les voyageurs peuvent désormais profiter d'un équipement de grande qualité à Perpignan, en particulier les nombreux touristes venant l'été sur la côte.




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