Couvent des Franciscains




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Situation et accès

Le couvent des franciscains se trouvaient sur l'emplacement de l'actuel ancien hôpital militaire, rue Foch. D'ailleurs cette rue s'appelait initialement carrer Francisco aux temps où les templiers construisirent le quartier St Mathieu.


Coordonnées GPS : 42.69641297 N, 2.890951365 E.


De quoi s'agit-il ?

Les XIIe et XIIIe siècles ont vu d'épanouir les ordres religieux fondés par des personnages devenus illustres depuis. Ce fut le cas des dominicains, des capucins, et bien sûr des franciscains, un ordre mendiant. Chacun de ces ordres avait à Perpignan un couvent où ils vivaient en communauté selon la règle édictée par leur concepteur.

Celui des franciscains fut construit en 1230 sur des terrains ayant appartenus à la famille Grimau, bourgeois de Perpignan et donné à St François d'assise lui-même lorsqu'il vint à Perpignan en 1211 et 1215. La première mention du couvent se trouve dans le testament du père Albencha en 1244. Le couvent prenait une superficie énorme, il était le plus grand de Perpignan avec une surface au sol de 11625 m2.

Quelques décennies plus tard les rois de Majorque commencèrent la construction de leur palais. Mais vu le temps mis à cette construction c'est au couvent des franciscains que les rois recevaient leurs invités. D'ailleurs Jacques II de Majorque y mourut après avoir prit l'habit de moine.

Le couvent comptait trois églises : St François, de la Vierge du Cloître et de Notre dame des Anges. Notre Dame du Cloître disparut au cours des travaux d'agrandissement de l'hôpital militaire en 1780 en même temps que 3 côté de l'enceinte du couvent. St François était un bâtiment gothique de galets et de briques érigé entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe. Il se trouvait le long de l'actuelle rue Zamenhoff et fut démoli au XIXe siècle. Dans cette église eu lieu le service de décès d'Anne d'Autriche, épouse de Philippe II d'Espagne le 7 décembre 1580 et celui en mémoire des 23 missionnaires franciscains canonisés, en 1628.

Bien sûr le couvent possédait son cloître, en fait un cloître-cimetière comme celui du Campo Santo. Il date du XIVe siècle mais fut détruit avec les aménagements modernes. Il reste toutefois des vestiges de la galerie Sud et de l'angle de la galerie Ouest constitués par les arcs en marbre blanc de 17 enfeus murés surmontés de blasons familiaux. La famille de Castelnou y enterrait ses morts.

En 1331 une assemblée générale de l'ordre des franciscains se réunit sous les voûtes de cette salle gothique à la demande du régent du royaume et de sa sœur, reine de Naples. Notre Dame des Anges fut concédé en 1579 par les franciscains à la confrérie des boutiquiers et des merciers de Perpignan. Cette église représente le dernier vestige complet du monastère. En 1642 Louis XIII prit Perpignan. Les religieux franciscains prirent la fuite en Espagne et Mazarin les fit remplacer par des Cordeliers français. Il ne restait que 13 religieux quand, le 11 mars 1791, ils furent expulsés par la révolution française.


Du couvent à l'hôpital militaire

Au début du XVIIIe siècle les franciscains, manquant de ressources, louent une partie du monastère à l'armée qui y créé l'hopital et un magasin de blé. En 1780 l'établissement fut agrandi en prenant sur les galeries, les travaux conduisant à la destruction de Notre Dame du Cloître. La chapelle Notre Dame des Anges fut peintes suivant l'art militaire du XIXe siècle, avec des trophées guerriers en l'honneur de la Vierge des victoires.

L'hôpital militaire fonctionna jusqu'à la première guerre mondiale, puis il sera cédé en 1934 à la ville de Perpignan qui l'échangera au conseil général contre les haras de la route de Thuir. La Poste centrale de Perpignan est construite sur une partie de cet ancien hôpital militaire.




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