Histoire
Le territoire de Cômes ne possède pas de vestiges de l'époque préhistorique. Nos lointains ancêtres ont pourtant vécu dans les collines du Conflent, qui leur étaient idéales : boisées, proches de la plaine et bénéficiant d’un climat doux. Quelques autres communes voisines possèdent, en guise de témoignage, des dolmens ou des menhirs, bien que l’érection des mégalithes soit apparue assez tardivement (vers -2200).
Par la suite, ni les Celtes (vers -500), ni les Romains (vers -121), ni les Wisigoths n’ont laissé de traces sur le territoire de Cômes. Après l’invasion sarrasine et le dépeuplement du Roussillon, c’est Charlemagne qui parvient à reprendre cette région en 811 et à la pacifier. Commence alors l’ère chrétienne, marquée par la multiplication des églises rurales. C’est ainsi qu’apparut le village de Cômes.
Le village est mentionné pour la première fois très tôt, en 844, soit 33 ans après la conquête du Roussillon par Charlemagne. Son église, Saint-Étienne de Cômes, semble avoir été construite au cours du XIIe siècle. Il s’agit d’un édifice à nef unique, voûtée en berceau et terminée par une abside semi-circulaire. Elle possède un clocher-mur à deux arcs situé au-dessus du mur sud. La paroisse, quant à elle, n’apparaît qu’en 1218.
Par la suite prospère, le village subit une désertification rapide dans les années 1930 en raison de la sécheresse. Le lieu étant aride, les villageois ont de tout temps utilisé des citernes pour maintenir un niveau suffisant d’approvisionnement en eau grâce aux pluies. Malheureusement, celles-ci se sont faites plus rares et les sources se sont peu à peu taries, entraînant l’exode des habitants vers des lieux mieux alimentés, plus bas dans la vallée. Les derniers habitants ont quitté le village avant la Seconde Guerre mondiale.
Cômes s’est officiellement uni à Eus en 1828.