Castillet




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Situation et accès

Le Castillet se trouve en plein centre-ville, place de la Victoire. Pour s'y rendre rien de plus facile, rendez-vous au centre et garez-vous (si vous êtes en voiture) dans n'importe quel parking du centre, vous ne serez jamais loin du Castillet.


Coordonnées GPS : 42.70056525 N, 2.89417231 E.


De quoi s'agit-il ?

Le Castillet, c'est l'emblème de Perpignan, un château que l'on ne peut pas éviter, qui est au coeur de la ville et connu de tous. C'est un fortin de l'ancienne muraille protectrice de la ville, les vieux remparts. Si ces derniers ont été démolis, cette porte a pu être conservé et de nos jours c'est lui qui représente la ville de Perpignan, symboliquement. De nos jours il abrite le musée des arts et traditions populaires, la Casa Pairal

"Castellet Nostra dona", ça se traduit par "Petit château Notre Dame". Le terme de "petit château" a été employé par opposition au Palais des rois de Majorque, estimé comme étant le grand château, le château officiel. Le terme "Notre Dame", lui, a été donné parce qu'il y avait à l'époque une chapelle dédiée à Notre Dame juste en face de l'emplacement choisi pour la construction. Cette chapelle fut détruite par Louis XIII lors du siège de Perpignan en 1642. Il en reste une statue avec son décor dans un mur du petit parking, juste après le pon Arago, près de l'ancien restaurant indien. La francisation du nom a donné le mot Castillet, le terme de Notre Dame ayant été attribué à l'unique porte restante de cette lointaine époque.

Le Castillet fut construit avec de la brique cuite à qui elle doit cette superbe couleur rouge. Ce matériaux était alors peu utilisé, l'architecte ayant fait un pari risqué. Plus tard, les meurtrières construites par Louis XI furent cernées de granit, faisant comme des tableaux autour d'imaginaires fenêtres. Pour une longueur de 30 mètres et une largeur de 15, le Castillet a une hauteur de 20 mètres au niveau des terrasses. L'épaisseur des murs va de 3,5 mètres en décroissant jusqu'à 2,5 mètres. Au sol la forme du Castillet est ovale côté Ouest et rectangulaire côté Est, la hauteur étant constante. Vers le côté Est la porte Notre-dame fut percée, haute de 5 mètres, composé d'un côté intérieur et un côté extérieur.

Le côté extérieur est composé d'un pont-levis enjambant la Basse (qui à cette époque suivait la muraille Nord et rejoignait la Têt beaucoup plus loin), d'une grille glissant verticalement et d'une porte à double battant alors que le côté intérieur est composé d'une herse coulissant verticalement, et d'une porte à double battant. L'ensemble de ces portes et grilles est toujours en place à l'heure actuelle, on peut les voir.

En résumé

Voici le texte du flyer qu'édite le monument, pour le faire connaître. Il résume bien ce qu'est le Castillet.


Le Castillet, ancienne porte de la ville, classé Monument historique en 1889, est aujourd'hui l'un des symboles de Perpignan.

Ce "petit château" a été construit à partir de 1368 sous le règne de Pierre IV d'Aragon et fut modifié lors de la première occupation française du Roussillon, avec la construction du donjon et la porte Notre-Dame, qui sera achevée en 1483. Au cours du XVIe siècle Charles Quint renforcera sa défense.

Après la signature du traité des Pyrénées en 1659 le Castillet est reconverti en prison d'Etat par le pouvoir royal français et il le restera jusqu'au milieu du XIXe siècle. Vestiges des anciens remparts de Perpignan les castillet est le témoin de l'ouverture et de l'extension de la ville engagée dès la fin du XIXe siècle. Au début du XXe siècle il fut le siège des archives municipales et de diverses sociétés savantes. Depuis 1963 il accueille le musée la Casa Pairal.

Aujourd'hui il conserve deux symboles catalans forts : La flamme du Canigou et les géants de la ville.


La flamme du Canigou

Saviez-vous que le Castillet renferme la flamme du Canigou ? Pour les non-initiés, la flamme du Canigou est celle qui sert à allumer le brasier au sommet du Canigou, le soir de la St Jean. De ce brasier des tisons sont descendus par les différentes vallées pour allumer les feux dans chaque ville et village, où la population se regroupe.

La flamme du Canigou, c'est donc un peu un symbole de la solidarité catalane. Elle se trouve dans une niche de la salle de réception du Castillet, à l'abri derrière une lourde grille. Juste à côté de la grille se trouve une plaque sur laquelle est mentionnée ceci :

Aqui es conserva la flama del Canigo encesa a la torre del Castellet el 21 de juny 1963 per l'àvia de la Casa Pairal, Margarida Mestre - Grando; amb l'adjuda i la presencia de Joan Iglesis i Josep Deloncle.

Pour en savoir plus sur cette tradition, consultez la page sur la St Jean en Catalogne.


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Histoire

C'est durant le XIVe siècle que le Castillet fut construit. Durant la deuxième moitié de ce siècle les dirigeants de la ville de Perpignan décidèrent d'accroître le système de défense de la ville pour contrer les nombreuses menaces extérieures. C'était face au Nord que le système précédent était le plus déficient, aussi a t-il été décidé de changer la porte de la ville qui existait déjà à cette époque.

Le 10 août 1368 l'Infant Joan d'Arago, Gouverneur Général du Royaume, écrivit au Comte de Barcelone pour fortifier la ville. Les crédits furent fournis par d'une part un impôt supplémentaire, d'autre part par de l'argent fourni exceptionnellement par le commerce de la ville. Un architecte fut nommé pour construire le nouveau système de défense Nord appelé "Castellet Nostra dona", tout était alors en place pour entreprendre les travaux. Il sera rapidement édifié durant le règne de Pere IV d'Aragon (1319/1336/1387), entre 1367 et 1370, et cela malgré l'importance de l'ouvrage et l'énorme quantité de briques à cuire nécessaires à sa construction.

Un siècle plus tard le Roussillon est passé au main des troupes françaises. La population hostile à ce nouveau pouvoir risquait de se soulever à tout moment, aussi pour pallier à cette éventualité Louis XI fit entreprendre des travaux (de 1478 à 1479) pour à la fois surveiller les environs de la ville et l'intérieur de la ville. Ainsi fut surélevé l'escalier principal qui fut au passage surmonté d'un lanterneau caractéristique. Fait significatif, des meurtrières furent percées, et un observateur attentif pourrait encore constater qu'il en fut plus percées côté ville que côté extérieur. L'architecte italien Bonissi, fixé à Montpellier, réalisa les travaux de la Porte Notre-Dame. Tout cela fut inutile, car par le traité de Narbonne, le 2 septembre 1493, le Roussillon fut cédé par Charles VIII à l'Espagne.


Les gouverneurs du Castillet

La charge de "Gouveneur" du Castillet se maintint depuis sa fondation jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Elle était confiée à des Capitaines issus de la noblesse locale, au service des régimes successifs :

  • Jean d'Albion (1493),
  • Raphaël d'Albion (1506),
  • Jean d'Arce-Çagarriga (1551),
  • Mathias Oller (XVIe siècle),
  • Barthélemy Gener (XVIe siècle),
  • Ferdinand d'Ortaffa (1603),
  • Jérôme de Hérédia (1810),
  • Gaspard de Tord (1616),
  • Gabriel de Llupia (1620),
  • Raymond Xatmar,
  • Gilbert de Joli (1640),
  • Dominique Manalt (1651)

En 1659 fut signé le traité de Pyrénées, attribuant définitivement le Roussillon à la France. Toujours hostile à une quelconque souveraineté de la France, les roussillonnais se révoltèrent, mais l'autorité fut la plus forte. Cette période trouble transforma le Castillet en prison où furent jetés, torturés et assassinés de nombreux opposants. En 1697, le bâtiment fut officiellement déclaré prison d'état. Par dessus ces évènements vinrent les guerres de religion, alimentant en hommes ce sinistre bâtiment. Un siècle plus tard, sa vocation n'avait pas changé, servant toujours à emprisonner les victimes de la révolution française.

En 1888 seule une partie était resté une prison, le reste servait de "Foyer du Soldat", une sorte de cercle de garnison. Il faillit disparaître lors de la démolition des remparts de Perpignan, mais fut sauvé in-extrémis par les Monuments Historiques.


Cartes postales anciennes

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