Sorède




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Sorède est plutôt une grande ville, mais pas tellement plus que ces 3 voisines, qui sont toutes de taille approximativement égale. Son territoire est grand et s'étend partiellement sur les Albères, la partie de la plaine est plutôt réduite, il n'y a guerre que le village et quelques terrains au Nord, mais c'est pas grand chose par rapport aux autres villages.

Le centre est plutôt agréable, bien décoré, avec des rues propres et nettes. Il y a quelques commerces de proximité et la vie semble assez agréable par ici. La proximité de la mer fourni à la ville un afflux de touristes appréciable.


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Situation et accès

Sorède est une ville des Albères situé à l'Ouest d'Argelès-sur-mer. Pour se rendre sur place, au départ de Perpignan, il faut suivre la route d'Argelès. Arrivé sur place, il faut bifurquer sur une autre voie rapide qui part en direction du Boulou. La sortie "Sorède" est à quelques kilomètres de là, elle est bien indiquée. Il faut compter une demi-heure pour se rendre sur place, toujours au départ de Perpignan bien sûr.

Elle a pour voisine St André, St Génis des Fontaines et Laroque-des-Albères.

Carte des communes

Coordonnées GPS : 42.53033042 N, 2.954265843 E


Patrimoine, curiosités à voir sur place

Le patrimoine de Sorède est riche, autant militairement que religieusement.

Au Sud de Sorède, dans les Albères, se trouve le château d'Ultrera, à 571 m d'altitude. Ce château aurait été construit par les romains vers la fin de l'empire, il représentait l'un des maillons de la chaîne de défense wisigothique. Concrètement, il avait pour tache de défendre l'important passage de la "Carbassera", aussi appelé "Del Pal" ou de la "Massana". A présent, ce lieu est connu en tant que "La Massane".

Le système défensif de la ville était composé aussi d'un château médiéval, il en reste quelques traces, aujourd'hui visible... dans une salle d'un café !

Sinon on peut utilement voir l'église paroissiale St Assiscle et Ste Victoire, construite en 1733. Elle est composée d'une nef flanquée de chapelles latérales et terminée par une abside pentagonale. Son mobilier est intéressant : un retable du Rosaire du XVIIe siècle, des panneaux du retable du maître-autel (XVIIIe), et surtout un tableau de St Benoit, une peinture à l'huile sur toile de la fin du XVIIe siècle provenant de l'ermitage Notre Dame du château. Le territoire de Sorède possède aussi un ermitage, St Martin de Lavall, de style roman, l'ermitage Notre Dame du Château et la chapelle du Christ.

Il nous reste à citer les restes d'une ancienne forge catalane au lieu-dit 'Martinet", forge peu à peu restaurée par quelques bénévoles, et surtout le fameux four solaire du padre Himalaya, dont il ne reste que quelques traces. Ce dernier se trouve au coll del buc, à 520m d'altitude. Il s'agit d'un des tout premier exemplaires de four solaire, le premier du département, monté de toute pièce par un moine portugais au tout début du XXe siècle. Après quelques années, il le démonta et aujourd'hui il n'en reste que quelques dalles bétonnées et pièces métalliques rouillées.

Rappelons enfin que le hameau de Lavail (ou Lavall) est rattaché à Sorède. Ce hameau se situe plus au Sud, dans la vallée de Montbram.


Le cadran solaire

Cadran solaire de Sorède

Cadran solaire de Sorède

Lorsqu'on se ballade à Sorède on finit immencablement par tomber sur un étrange décor sur un mur aveugle longeant une petite place. Un étrange pylone rouge lui fait face. On comprend assez vite qu'il s'agit d'un cadran solaire particulièrement astucieux. Voici la présentation qui en est faite sur place :

Cadran solaire monumental à style droit fictif, oeuvre de l'artiste Marc-André 2 Figuères (MA2F)

Sorède : Latitude : 42°31'50'', Longitude : 2°57'20''E = -0h11m49s, Déclinaison gnomotique : -54°54'

Ce cadran solaire a été imaginé et réalisé par l'artiste MA2F en hommage au Padre Himalaya qui, le premier, a expérimenté un four solaire à Sorède. Il est principalement constitué d'un mat de 12m de hauteur et de couleur rouge ainsi que c'un système de lecture horaire mural. La courbe rouge au bas de la grille est celle de l'été, la courbe noire en haut de la grille est celle de l'hiver. En fonction des différente heures d'exposition, un oeilleton circulaire au centre du cône en inox oli laisse passer le rayon solaire qui se projette sur le mur vertical et permet de lire l'heure, le jour et le mois.

Calculs du cadran par Denis Savoie, Chef du département astronomie-astrophysique, palais de la découverte, Paris.


L'heure solaire est indiquée par la tache de lumière projetée par l'oeilleton situé à 7,5m sur le mat. Pour convertir le temps solaire indiqué par ce cadran en temps légal des montres, trois corrections sont nécessaires :

Mode d'emploi du cadran solaire

  • En raison de l'inclinaison de l'axe de rotation et de la variation de la vitesse de la Terre autour du Soleil, le temps solaire vrai indiqué par ce cadran n'est pas uniforme. La position de la Terre par rapport au Soleil n'étant pas exactement la même 24h après, il s'ensuit que l'on doit ajouter au temps solaire une première correction appelée "équation du temps".
  • Depuis 1911, la France a rattaché son heure au méridien international qui passe par Greenwich (Temps universel), de sorte que l'on doit systématiquement retrancher au temps solaire la longitude du lieu, pour Sorède 11m49s.
  • En 1976 a été créée l'heure d'été, le rajout d'une heure sur la moitié de l'année fait que nous sommes en avance de deux heures en période "heure d'été" et de une heure en période "heure d'hiver" sur le temps universel.

Le tableau ci-dessous résume l'ensemble des corrections qu'il faut ajouter au temps lu sur le cadran solaire pour obtenir le temps légal. En période d'été, il faut ajouter une heure.

Exemple :

Le 5 juin, on lit 9h sur le cadran solaire. Le tableau indique une correction de 47minutes. Etant en "heure d'été", on doit ajouter une heure de plus. Il est donc 10h47 à la montre. Le 25 février, on lit 12h sur le cadran solaire. Le tableau indique une correction de 1h01. Il est donc 13h01. En raison de la variation de la hauteur du Soleil au cours de l'année, la tache de lumière décrit sur le cadran des courbes appelées arcs diurnes. L'hyperbole du haut est décrite par l'ombre au solstice d'hiver (21 décembre), celle du bas au solstice d'été (21 juin). Quand à la droite transversale, elle est décrite aux équinoxes (20 mars et 22 septembre)

Janvier Mai Septembre
5 54 min 45 min 47 min
10 56 min 45 min 45 min
15 58 min 45 min 43 min
20 59 min 45 min 42 min
25 1h 45 min 46 min
30 1h 02 45 min 38 min
Février Juin Octobre
5 1h 03 47 min 37 min
10 1h 02 48 min 35 min
15 1h 02 49 min 34 min
20 1h 02 50 min 33 min
25 1h 01 51 min 32 min
30 52 min 32 min
Mars Juillet Novembre
5 1h 53 min 32 min
10 58 min 54 min 32 min
15 57 min 54 min 32 min
20 56 min 55 min 34 min
25 54 min 55 min 35 min
30 53 min 55 min 37 min
Avril Août Décembre
5 51 min 54 min 39 min
10 49 min 54 min 41 min
15 48 min 53 min 43 min
20 47 min 52 min 46 min
25 46 min 50 min 48 min
30 45 min 49 min 51 min

Histoire

Le site sur lequel s'est constitué la ville de Sorède n'est pas un territoire préhistorique, ce qui est normal au vu de sa situation géographique. Des vestiges de cette loitaines périodes se trouvent dans des vallées du quaternaire, plutôt dans les Corbières, ou dans les moyennes collines des Aspres ou plus haut dans les Albères en ce qui concerne le néolithique. Mais la période de l'Antiquité est quand même intéressante car ce sont les wisigoths les premiers qui nous laissent un témoignage de leur passage dans l'histoire de Sorède. Il est rare dans la région que l'on trouve des traces des wisigoths, et ici c'est tout simplement le château d'Ultréra qui est la preuve de l'habitat wisigothique. Auparavant, ni les celtes (-500), ni les romains (-121) n'en n'avaient laissées.

Mais nous ne parlons pas encore de village. Ce château, situé sur un piton rocheux, sera récupéré puis abandonné par les sarrasins (735) avant que Charlemagne ne parvienne à conquérir la région militairement. Commence alors par période carolingienne, caractérisée par la création des comtés féodaux et la répartition du territoire en évêchés.

Sorède est cité pour la première fois en 981 dans un acte écrit par le monastère de Saint Génis, sous le nom de "Villa Sureneda". Jusqu'au XVIIe siècle on emploi indifféremment le terme de Sureda ou Siureda pour désigner ce lieu. Il y avait dans le village un castrum ou château, appelé souvent "Castrum de Sureda". Il reste encore des parties entières avec ces créneaux et l'une des basses salles à ogives massives mais élégantes. Cette partie semble remonter au XIVe siècle, mais le château carolingien était sans doute antérieur, probablement du XIIe.

On ignore les premiers seigneurs de Sorède. La première trace d'une famille dirigeante date du XIVe siècle où Guillaume de Castelnou a le titre de "seigneur de Sorède". Mais on n'a pas pour l'instant d'idée de l'origine de cette seigneurie.

La seigneurie de Sorède, après avoir appartenu à Armengau Grimau, bourgeois de Perpignan, tomba dans la famille de Foix et de Béarn, puis dans celle d'Oms. Un moulin à huile, dont on peut voir des vestiges, a été commandité sous Gaston de Foix et de Béarn, seigneur de Sorède, au XVe siècle.

Au XIXe siècle, Sorède eu une renommée nationale grâce à l'usine de fouets qu'elle abritait. La matière première était fournie par les micocouliers, nombreux dans le coin. A noter que cette usine existe toujours mais fabrique à présent des objets de luxe (cravaches, etc.)


Etymologie

Le nom de Sorède vient du mot "Siourède", forêt de chênes lièges, dont le village était entouré dans des temps plus ou moins reculés.


Héraldique

Description du blason de Sorède

Expression héraldique

d'or au chêne arraché au naturel, fruité du même.

Description

Le blason de Sorède est assez simple. Pour le comprendre, il suffit de connaître quelques expressions d'héraldisme. Tout d'abord, un blason se décrit par sa couleur, ce qui est dit ici par "d'or...". L'or, c'est le jaune. "Au naturel" signifie "sans artifice", et fruité se réfère aux fruits, donc aux glands. Ils sont qualifiés par "de même", qui signifie "de la même couleur que se qui a été décrit précédemment". Dans ce cas, on parle du blason lui-même, les glands sont donc jaunes.

Description

Le blason de Sorède représente un chêne-liège arrachée sur fond d'or. Cette représentation explique le nom de la commune, Sorède signifiant "Forêt de chêne-liège".


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